2008 – Jean Rolin au Cap de la Hève

Vidéo de 9 min.

Dans le cadre de l’exposition La Hève et la dent, voir le catalogue dans la rubrique « publications » et les epintures de fossiles, il me semblait qu’il serait pertinent d’associer la présence de Jean Rolin, car il aime cet endroit et il ressemble à Charles-Alexandre Lesueur. « La falaise dévoile le passé qui est notre présent enfoui dans ses couches. Les éboulements marquent le temps. Sur la gravure de Lesueur,  il y a cent soixante ans, sur ses aquarelles in situ, on voit une autre coupe. Lesueur lui-même, de retour au Havre après vingt-deux ans aux Etats-Unis, aperçoit le cap de la Hève de son navire. Il s’y rend dès son arrivée. Cent quatre-vingts ans plus tard, Jean Rolin, écrivain, voyageur, se balade en-dessous de la falaise, l’observe, se retrouve après une longue période de déambulations pour écrire sur des chiens jaunes, le menant de Turkmenbachy à Moscou, de Mexico et Tijuana à Santiago, de Saqqarah à Beyrouth, de Tyr à Baalbek, d’Athènes à Bucarest, de Washington à Baltimore et à Miami, de Saint Nazaire à Haïti, de Valparaiso à M’Beya, Sumbawanga et Kilewani, de la fin du paléolithique supérieur à nos jours, de Zanzibar à Bankok, de Sydney à Broken Hill, de Douchanbe à la Nouvelle-Guinée, de Toropetz à Moscou de nouveau, en attendant la publication d’Un chien mort après lui en janvier 2009.2 »

2 Jean Rolin, Un Chien mort après lui, P.O.L, 2009